Thursday, September 22, 2011

RETROSPECTIVE Rina Sherman "La vie en ville" et "Les années Ovahimba"

Rétrospective Rina Sherman

Rina Sherman a commencé à faire du cinéma en Afrique du Sud lors des dernières années de l’apartheid. Dans un rapport direct avec les personnes filmées, en cherchant une image plastique et en laissant une place importante à l’improvisation, Rina Sherman poursuit une continuité discrète entre les moments puissants et la vie de tous les jours. Qu’elle filme en milieu urbain ou rural, elle tisse des liens intimes avec ses personnages, serre ses plans sur la parole et les corps en mouvement et accorde aux personnes filmées la liberté d’être qui ils sont. Rina Sherman nous présente ici deux facettes de son regard:
La vie en ville
& Les années Ovahimba.

Salle de cinéma
Musée du quai Branly
37 quai Branly
218 rue de l’Université
75007 Paris

Entrée libre dans la limite
des places disponibles

Renseignements
01 56 61 70 00
csh@quaibranly.fr
www.quaibranly.fr

Partie 1 : La vie en ville

Depuis ses débuts dans le cinéma, Rina Sherman porte un vif intérêt pour le milieu urbain. Fascinée par la façon dont les êtres humains vivent en ville, caméra à l’épaule, elle suit leur évolution dans des cités un peu partout dans le monde, des faubourgs de Johannesburg aux banlieues parisiennes. Au fil des films, elle développe une expression intimiste, toujours près des personnes filmées, mais tout en laissant une place à l’improvisation et à la performance.

séance de 14h : Chicken Movie. Cluck !

16 mm, 20 min, 1984 - Production : ACA LTFA
Johannesburg en début des années ’80. Un poème urbain qui évoque un certain esprit du temps de la période d’état d’urgence en Afrique du Sud. Un chauffeur conduit sa Madame dans les environs de Johannesburg ; des visites à des amis, des townships, des terrains vagues. Le voyage se termine avec un bal nuptiale-funèbre où les hommes dansent au chant du coq et le rythme de la musique zoulou.

suivi de eKhaya Retrouvée, pays d’ombres

Vidéo Hi-8/16 mm, 52 min, 1990-2 - Production : ACA LTFA.
Un film sur mon voyage de retour d’exil en Afrique du Sud. Caméra à l’épaule, je suis partie retrouver mes parents, mes proches et les paysages de mon enfance. Lors de ma traversée de ce pays, une seule préoccupation se répétait alors que les individus s’exprimaient, des squatters aux viticulteurs : La promesse de la nouvelle Afrique du Sud ; Nous voulons rester ici !

séance de 15h30 : M. M. les locataires

16 mm, 64 min, 1995 - Production : ACA LTFA.
Un film sur la vie à Noisy-le-Sec, ville de la banlieue parisienne. Les personnages du film, habitants ou invités (Jean Rouch, Germaine Dieterlen, Fédor Atkine…), participent à l’invention d’une histoire qui explore, en parallèle, passé, présent et avenir. En rapport avec la caméra à l’épaule, ils racontent leurs vies et improvisent une histoire à la fois authentique et imaginée.

suivi de L’œuf sans coquille

35 mm, 13 min, 1992 - Production: ACA LTFA.
Un film-opéra sur une musique originale de Rina Sherman. Un homme diva chante avec une voix contralto alors qu’il massacre la poule sous toutes ses formes que lui apporte le valet (Jean Rouch). Puis, un esclave lui apporte la preuve de son amour pour la poule blottie sous son bras... seul l’amour peut surmonter la destruction imminente. C’est alors que le cauchemar bascule dans le rêve.

Partie 2 : Les années Ovahimba

La Collection du projet « Les années Ovahimba » contient l’ensemble de la collecte de données recueillies depuis de nombreuses années par Rina Sherman sur les Ovahimba et les populations apparentées de la Région Kunene, du Nord-ouest de la Namibie et des provinces de Cunene et de Namib, dans le Sud-ouest de l’Angola.

séance de 17h30 : Quand les invités arrivent

Vidéo, 30min, 2006 - Production : ACA LTFA ; Distribution : DER
Un film sur la relation entre l’anthropologue, Rina Sherman et une famille Omuhimba avec qui elle a vécu pendant sept ans, filmant et photographiant leur vie quotidienne et rituelle.
À mi-parcours de son séjour sur le terrain, Rina Sherman a présenté une exposition multimédia intitulée Les années Ovahimba : Travaux en cours à Windhoek, la capitale de la Namibie. Un groupe de jeunes de la communauté de Etanga sont venus à Windhoek pour participer à l’exposition.

suivi de Que la danse continue

Vidéo, 75mn - 2007 / 52mn - 2008.  Production : ACA LTFA ; Distribution : DER
Un voyage unique à travers la musique, la danse et les pratiques de possession d’esprits du peuple Ovahimba du nord-ouest de la Namibie et le sud-ouest de l’Angola, Que la danse continue donne à voir des images remarquables de la façon dont la danse et la possession d’esprit sont intégrées dans la vie quotidienne, de l’enfance à la mort.

séance de 19h

En Avant-première

Mes sept années avec les Ovahimba : I. Essuyer les larmes

Vidéo, 90 min (durée provisoire) - 2011. Production : ACA LTFA ; Distribution : DER.
« Mes sept années avec les Ovahimba » porte sur ma vie avec le chef d’Etanga et sa famille élargie, terme à prendre au sens des ethnologues (famille élargie). Je devais, au départ, vivre avec eux pendant six mois, mais nos vies se sont tant emmêlées que je suis restée sept ans ! Au bout de quelques mois, j’étais considérée comme étant un membre de leur famille.

I. Essuyer les larmes nous transporte au sein de la communauté Ovahimba d’Etanga, un petit village situé au nord-ouest de la Namibie.

Il nous plonge au cœur d’un jeu passionnel entre une femme, son mari et son amant, et du procès qui les opposent, dont les conséquences risquent d’être dramatiques tant pour eux que pour leurs familles respectives et leur communauté. Au centre de cet enjeu, il y a le bétail, la seule source de richesse dans la culture Ovahimba.